EquiNote Recrute : 

Zusammen

Cirque theatre equestre sous chapiteau

CREATION 2025 POUR 6 ARTISTES, 7 CHEVAUX ET 2 CHIENS

Mise en piste Emilie Capliez

ENSEMBLE

Sur la piste, les restes d’un banquet témoignent d’un lendemain de fête. Le public ne s’est pourtant pas trompé d’horaire, c’est bien le quotidien de ces artistes et leurs préparatifs du grand soir qu’on l’invite à découvrir. Cette nouvelle création tente de dissoudre la frontière entre l’humain et l’animal. Une quête d’harmonie entre sept chevaux, six artistes et deux chiens qui ouvre une porte insolite sur l’univers du cirque en explorant l’intimité d’une vie de troupe.
Poursuivant ses ambitions artistiques, EquiNote a proposé à Emilie Capliez, co-directrice de la Comédie de Colmar, de diriger la mise en piste. En complicité avec Denis Lejeune (assistant) et Juliette de Beauchamp (dramaturge) elle propose d’explorer les coulisses d’une création de cirque-théâtre équestre. Zusammen est une invitation à observer la fragile et chaotique beauté de tout recommencement. Le spectateur, au plus proche du quotidien de la troupe, y suit de bout-en-bout la fabrication musicale, collective et passionnée d’une nouvelle création.
« Les souvenirs s’emmêlent au gré des passages des chevaux. Les acrobates s’en mêlent et ajoutent de la magie à ce tableau baigné de lumière et de fumée : c’est fort, puissant et impressionnant. Avec sa dernière création, EquiNote emporte tout. Applaudissements et souvenirs. »
Kilian KERBRAT
EXTRAIT DE L'UNION - Decembre 2019

LE PROJET

Ce nouveau projet de création est initié par Sarah Dreyer et Vincent Welter, porteurs de projet de la Cie EquiNote. Dès les premières phases d’écriture en 2017, ils poursuivent leur collaboration avec Arnault Mougenot (metteur en piste de FaceCachée - 2015) et invitent Marie Molliens (directrice artistique de la Cie Rasposo). Ils posent ensemble les intentions et la direction artistique de ce nouveau projet. L’envie de croiser des disciplines (cirque, théâtre, musique), de travailler avec les animaux, de créer des contrastes entre le dialogue corporel avec le dialogue oral, d’affirmer une esthétique singulière, de porter une exigence sur l’écriture et la dramaturgie, forme les bases de cette nouvelle création.

Crédit photos : Alain Kaiser

Scenographie

Ce spectacle est joué sous un chapiteau en absides de 22m de diamètre avec une piste circulaire de 13m. Un gradin de 400 places est monté autour de cette piste. Au centre, vestige d’une époque passée, un vieux carrousel, décoré par Sarah Anstett, est arrêté. Dans notre manège, les figurines se réaniment et revivent le cours de leur vie, cherchant en vain à passer dans un après, symbolisé ici par une porte qui reste définitivement close.

Si nous écrivons notre histoire dans un carrousel de forain, c’est parce qu’avant tout il est synonyme de fête pour les plus jeunes et porte l’image, enfouie en chacun de nous, de notre part d’enfance. Notre carrousel est un vrai partenaire de jeu pour les artistes, il est vivant et en perpétuelle transformation, et ses chevaux y ont repris leur liberté.

Costumes

Les interprètes sont comme des prisonniers dans la piste ; le public, ses sens en éveil, est immergé dans le spectacle. Il n’a plus qu’à se laisser guider, vers la nuit d’après....

Les costumes, signés Solenne Capmas, sont intemporels et mélangent les matières. Ils sont inspirés par l’univers forain, tant pour les artistes que pour les chevaux.

Musique

La création musicale de ce spectacle est composée et interprétée en live par David Koczij. Elle est le lien entre le public et la piste, jonglant entre chant, percussions, guitare, clavier, basse, accordéon et autres instruments pour emporter le spectateur dans le tourbillon de notre manège.

Presse

Videos

chevaux

Les piliers du spectacle

Les chevaux sont les réelles sources de notre expression, compagnons de route, compagnons de jeu et compagnons d’inspiration. Ces êtres vivants symboles de liberté et d’espaces savent manier le dialogue des émotions et des sensibilités, un dialogue qui ne s’entend pas, ne se voit pas mais qui se vit. Ils placent immanquablement leurs partenaires humains dans un appel à la justesse, la clarté, l’intégrité, la confiance et la sincérité tout en vivant le moment présent.

Le rythme quotidien de la compagnie est imposé par celui des chevaux en tenant compte de leur bien-être. Tous nos chevaux ont une discipline dominante pour le spectacle, là où ils sont le plus à l’aise en fonction de leur physique et de leur caractère, nous ne forçons pas le naturel de chacun, au contraire, nous les accompagnons individuellement pour mettre à profit leur prédispositions dans la bienveillance et la patience.

Dans Avant la Nuit d’après, chaque cheval a un rôle écrit et adapté à son individualité. Le travail équestre est axé sur deux disciplines : le dressage en liberté, dialogue subtil dans l’espace, et la voltige fondée sur le rythme, l’écoute et le contact corporel.

EQUIPE

Mise en piste : emilie Capliez

Equipe artistique :

  • Mise en piste : Émilie Capliez
  • Dramaturge : Juliette Debeauchamp
  • Assistant à la mise en scène : Denis Lejeune
  • Scénographie : Alban Ho Van
  • Création lumière : Bruno Marsol
  • Costumes : Marion Kuenemann et Julie Keyser
  • Regard chorégraphique : Yan Raballand
  • Coordination artistique, technique et équestre : Sarah Dreyer et Vincent Welter
Avec
  • Sarah Dreyer (voltige et dressage équestre), Alfred Gilleron (mât chinois, sangles), Vincent Welter (voltige et dressage équestre), Simon Martin-Kantorowicz (équilibre, acrobatie), Perrine Delsalle (dressage équestre), David Koczij (composition et interprétation musicale)
  • Chevaux : Apollon, Circo, Jasmin, Jet, Kamino, Popeye et Quimper
  • Chiens : Coquine et Niro
  • Son et plateau : Maxime Didier
  • Lumière et plateau : Gnousse Francfort
Residences passees
  • 13ème Sens Scène et Ciné, dans le cadre du festival Pisteurs d’Étoiles, Obernai (67),
  • Parc de Wesserling, Husseren-Wesserling (68)
  • Comédie de Colmar – CDN Grand Est Alsace
  • Le Plongeoir – Pôle cirque Le Mans
Premieres du 2 au 5 octobre 2025 - CDN de Colmar

Budget de production : 270 000 €

Partenaires
  • Comédie de Colmar – Centre dramatique national Grand Est Alsace (68)
  • 13e sens Scène et Ciné (67)
  • Pôle spectacle vivant de la communauté d’agglomération de Saint-Dié-des-Vosges (88)
  • L’Azimut – pôle Cirque Antony (92)
  • La Cité du cirque – Pôle Cirque Le Mans (72)
  • La Grainerie – fabrique des arts du cirque et de l’itinérance (31)
  • La Sellor – Haras de Hennebont (56)
  • La ville de Caen  (14)
  • Le collectif des Possibles, Atelier de Fabrique Artistiques – Wesserling (68)

Soutiens : DRAC Grand Est, Région Grand Est, Collectivité Européene d’Alsace, Jeune Théâtre National (75), ARTCENA – Écrire pour le cirque, Réseau Grand Ciel – Projet lauréat de Vues du Ciel 2024

Simon Martin-Kantorowicz 

Acrobate et équilibriste

Gnousse Francfort

Régie lumière

Zusammen

Création 2025 – 1h30 – Sous chapiteau
En cours de diffusion

Agathe Cordray

Production / diffusion

Chloe Vos

Administration

Apollon

Conciliant et dynamique

YALLAH

Création 2021 – 40mn – En plein air
Diffusion occasionnelle

DOLMEN

Exigeant et doux

CIRCO

Joueur et attachant

QUIMPERIAL

Travailleur et peu téméraire

POPEYE

Gourmand et sûr de lui

LUGANO

Vif et sensible

Kalyne

Meneuse et espiègle

Alfred Gilleron

Mât chinois

Vincent welter

Voltige – Dressage

Sarah DREYER

Voltige – Dressage

Face cachee

Création 2015

Terre a ch’val

Création 2011

Un grand merci à toutes les personnes qui ont participé à ce merveilleux projet et que nous n'avons pas cité!

Intentions

Note d'intention artistique

Comment reagir face A la mort ?

Cette question est très différente d’une culture à l’autre et conditionne bien souvent notre rapport à la vie, à nos peurs, à nos angoisses. Dans de multiples civilisations, le cheval est symbole de passeurs d’âmes, chargé de conduire les défunts vers de nouveaux horizons. Avant la Nuit d’après invite le spectateur à voyager dans un entre deux mondes, à visiter ce passage, à l’imaginer aux cotés des chevaux qui reprennent leur liberté.

Dans un univers fantasmagorique, entre errance, questionnement, jubilation, un autre point de vue est proposé : celui où la mort est un passage, une étape avant la suite, une avancée.
Les chevaux ne sont pas anodins dans le traitement de ce sujet car ils possèdent une grande intuition aux dialogues de la pensée et de l’esprit. Ils sont aussi sensibles aux corps dans l’espace et engagent l’homme qui les côtoient à se dépasser, à se remettre en question.

Avec Avant la Nuit d’après, nous avons décidé de nous intéresser au personnage d’Hamlet de Shakespeare. Nous nous sommes posés la question de ce qu’il lui arriverait s’il y avait cet après ; un après sa dernière scène... Que pourrait-il arriver une fois le rideau tombé ?

Est-ce que mort, Hamlet serait enfin apaise, debarrasse de sa folie, et de ses fantomes ?

Ou, est-ce qu’au contraire, il serait toujours pris dans sa soif de vengeance ?

Hamlet a été une source d’inspiration aux sujets universels : la soif de pouvoir, la passion amoureuse, la vengeance, la folie, en témoignent les relations des personnages de cette pièce dont nous avons gardé les traits de caractères et les enjeux. Dans un voile de poussière et de brume, aux couleurs talquées et poudreuses, aux ambiances oubliées de fête foraine, les protagonistes sont invités à un dernier tour de manège en attendant que les portes s’ouvrent.

Avec humour et passion les personnages de cette fable trouveront ici des réponses à leurs questions, si toutefois ils se les posent…

Mise en sCene

Marie MOLLIENS

NOTE DE MARIE MOLLIENS

À travers ce travail avec la Cie Equinote et ce projet pour un spectacle équestre et familial, je poursuis mon travail autour de l’animal en scène, ce qu’il questionne, ce qu’il renvoie. Sans artifice et sans interprétation, il est simplement juste présence . Là, pour moi, le cheval est une présence absolument charnelle. Mettre en scène du cirque équestre, c’est principalement mettre en présence le corps de l’animal avec le corps de l’acrobate, les faire se correspondre, les mettre en communion, pour que l’un sublime l’autre et inversement.

Pour parler du temps et de ses fantômes, je prendrai Hamlet par la fin, là où tout est déjà joué. Il ne s’agit pas de vouloir se confronter à la puissance idéologique de cette matière monstrueuse et gigantesque qu’est cette pièce.

C’est l’enjeu surtout d’utiliser sa force, et ses lectures universelles. La piste galopée, serait le terrain d’expression de son Cri : celui de lutter corps à corps avec le fracas de vivre, celui de la survie, celui de l’âme et du corps, du temps et de la mort, la volonté de devenir soi, avec le cheval comme passeur, guide ou juge. Ce sera donc la chair, plus que la représentation des idées et des intentions qui sera mise en avant sur la piste. Une chair suffocante d’où le cri va sortir. Un cri tragique ou comique, étrange comme un rire nerveux.

  • une chair comme celle de l’acrobate comprimé dans son costume trop ajusté, qui délivre l’impossible posture par sa prise de risque et son savoir faire extraordinaire.
  • ou une chair puissante et sauvage comme celle du cheval au plus près du spectateur, qui la ressentira comme une force psychique, instinctive ou pulsionnelle.


L’esthétique appartiendra aux inspirations foraines et talqués des images de cirque poudreux, comme dans la nuit des forains de Bergman, l’énergie s’inspirera de celle de Gertrude-le cri de Howard Barker. »

MARIE