- Spectacle tout public - jauge 390 places
- Duree 1h30
- Fiche technique sur demande
Mise en piste Emilie Capliez
ENSEMBLE
Sur la piste, les restes d’un banquet témoignent d’un lendemain de fête. Le public ne s’est pourtant pas trompé d’horaire, c’est bien le quotidien de ces artistes et leurs préparatifs du grand soir qu’on l’invite à découvrir.
Cette nouvelle création tente de dissoudre la frontière entre l’humain et l’animal. Une quête d’harmonie entre sept chevaux, six artistes et deux chiens qui ouvre une porte insolite sur l’univers du cirque en explorant l’intimité d’une vie de troupe.
Poursuivant ses ambitions artistiques, EquiNote a proposé à Emilie Capliez, co-directrice de la Comédie de Colmar, de diriger la mise en piste. En complicité avec Denis Lejeune (assistant) et Juliette de Beauchamp (dramaturge) elle propose d’explorer les coulisses d’une création de cirque-théâtre équestre. Zusammen est une invitation à observer la fragile et chaotique beauté de tout recommencement. Le spectateur, au plus proche du quotidien de la troupe, y suit de bout-en-bout la fabrication musicale, collective et passionnée d’une nouvelle création.
« Les souvenirs s’emmêlent au gré des passages des chevaux. Les acrobates s’en mêlent et ajoutent de la magie à ce tableau baigné de lumière et de fumée : c’est fort, puissant et impressionnant. Avec sa dernière création, EquiNote emporte tout. Applaudissements et souvenirs. »
Kilian KERBRAT
EXTRAIT DE L'UNION - Decembre 2019
LE PROJET
Ce nouveau projet de création est initié par Sarah Dreyer et Vincent Welter, porteurs de projet de la Cie EquiNote. Dès les premières phases d’écriture en 2017, ils poursuivent leur collaboration avec Arnault Mougenot (metteur en piste de FaceCachée - 2015) et invitent Marie Molliens (directrice artistique de la Cie Rasposo). Ils posent ensemble les intentions et la direction artistique de ce nouveau projet. L’envie de croiser des disciplines (cirque, théâtre, musique), de travailler avec les animaux, de créer des contrastes entre le dialogue corporel avec le dialogue oral, d’affirmer une esthétique singulière, de porter une exigence sur l’écriture et la dramaturgie, forme les bases de cette nouvelle création.
Crédit photos : Alain Kaiser
Scenographie
Ce spectacle est joué sous un chapiteau en absides de 22m de diamètre avec une piste circulaire de 13m. Un gradin de 400 places est monté autour de cette piste. Au centre, vestige d’une époque passée, un vieux carrousel, décoré par Sarah Anstett, est arrêté. Dans notre manège, les figurines se réaniment et revivent le cours de leur vie, cherchant en vain à passer dans un après, symbolisé ici par une porte qui reste définitivement close.
Si nous écrivons notre histoire dans un carrousel de forain, c’est parce qu’avant tout il est synonyme de fête pour les plus jeunes et porte l’image, enfouie en chacun de nous, de notre part d’enfance. Notre carrousel est un vrai partenaire de jeu pour les artistes, il est vivant et en perpétuelle transformation, et ses chevaux y ont repris leur liberté.
Si nous écrivons notre histoire dans un carrousel de forain, c’est parce qu’avant tout il est synonyme de fête pour les plus jeunes et porte l’image, enfouie en chacun de nous, de notre part d’enfance. Notre carrousel est un vrai partenaire de jeu pour les artistes, il est vivant et en perpétuelle transformation, et ses chevaux y ont repris leur liberté.
Costumes
Les interprètes sont comme des prisonniers dans la piste ; le public, ses sens en éveil, est immergé dans le spectacle. Il n’a plus qu’à se laisser guider, vers la nuit d’après....
Les costumes, signés Solenne Capmas, sont intemporels et mélangent les matières. Ils sont inspirés par l’univers forain, tant pour les artistes que pour les chevaux.
Les costumes, signés Solenne Capmas, sont intemporels et mélangent les matières. Ils sont inspirés par l’univers forain, tant pour les artistes que pour les chevaux.
Musique
La création musicale de ce spectacle est composée et interprétée en live par David Koczij. Elle est le lien entre le public et la piste, jonglant entre chant, percussions, guitare, clavier, basse, accordéon et autres instruments pour emporter le spectateur dans le tourbillon de notre manège.
Presse
Le cheval sous le chapiteau de la Cie Equinote n’est pas celui dont on joue, simplement celui avec qui on voltige mais il semble révéler la part de vérité de chacun des protagonistes. Autant de situations que la rencontre avec le cheval permet de dénouer, de libérer, d’ouvrir.
"Les souvenirs s'emmêlent au gré des passages des chevaux. Les acrobates s'en mêlent et ajoutent de la magie. C'est fort, puissant impressionnant. EquiNote emporte tout. Applaudissements et souvenirs "
Equinote, c'est d'abord une rencontre entre l'homme et l'animal qui se joue au gré d'une dramaturgie dont le but est de repousser les murs, faire tomber les masques, s'accomplir, s'évader et s'amuser.
Au plus près de l’humain et des chevaux, en belle harmonie. Que l’on ne s’y
trompe pas : sans minimiser le moins du monde le travail acharné des athlètes
traditionnellement affiliés à ce genre de pratique, il est à mon sens autrement plus difficile de
« faire semblant » d’hésiter, de se tromper, d’être perdu et de choisir d’en rire, que d’exposer
ses talents, fussent-ils prodigieux
Videos
chevaux
Les piliers du spectacle
Les chevaux sont les réelles sources de notre expression, compagnons de route, compagnons de jeu et compagnons d’inspiration. Ces êtres vivants symboles de liberté et d’espaces savent manier le dialogue des émotions et des sensibilités, un dialogue qui ne s’entend pas, ne se voit pas mais qui se vit. Ils placent immanquablement leurs partenaires humains dans un appel à la justesse, la clarté, l’intégrité, la confiance et la sincérité tout en vivant le moment présent.
Le rythme quotidien de la compagnie est imposé par celui des chevaux en tenant compte de leur bien-être. Tous nos chevaux ont une discipline dominante pour le spectacle, là où ils sont le plus à l’aise en fonction de leur physique et de leur caractère, nous ne forçons pas le naturel de chacun, au contraire, nous les accompagnons individuellement pour mettre à profit leur prédispositions dans la bienveillance et la patience.
Dans Avant la Nuit d’après, chaque cheval a un rôle écrit et adapté à son individualité. Le travail équestre est axé sur deux disciplines : le dressage en liberté, dialogue subtil dans l’espace, et la voltige fondée sur le rythme, l’écoute et le contact corporel.
Le rythme quotidien de la compagnie est imposé par celui des chevaux en tenant compte de leur bien-être. Tous nos chevaux ont une discipline dominante pour le spectacle, là où ils sont le plus à l’aise en fonction de leur physique et de leur caractère, nous ne forçons pas le naturel de chacun, au contraire, nous les accompagnons individuellement pour mettre à profit leur prédispositions dans la bienveillance et la patience.
Dans Avant la Nuit d’après, chaque cheval a un rôle écrit et adapté à son individualité. Le travail équestre est axé sur deux disciplines : le dressage en liberté, dialogue subtil dans l’espace, et la voltige fondée sur le rythme, l’écoute et le contact corporel.
EQUIPE
Mise en piste : emilie Capliez
Equipe artistique :
- Mise en piste : Émilie Capliez
- Dramaturge : Juliette Debeauchamp
- Assistant à la mise en scène : Denis Lejeune
- Scénographie : Alban Ho Van
- Création lumière : Bruno Marsol
- Costumes : Marion Kuenemann et Julie Keyser
- Regard chorégraphique : Yan Raballand
- Coordination artistique, technique et équestre : Sarah Dreyer et Vincent Welter
Avec
- Sarah Dreyer (voltige et dressage équestre), Alfred Gilleron (mât chinois, sangles), Vincent Welter (voltige et dressage équestre), Simon Martin-Kantorowicz (équilibre, acrobatie), Perrine Delsalle (dressage équestre), David Koczij (composition et interprétation musicale)
- Chevaux : Apollon, Circo, Jasmin, Jet, Kamino, Popeye et Quimper
- Chiens : Coquine et Niro
- Son et plateau : Maxime Didier
- Lumière et plateau : Gnousse Francfort
Residences passees
- 13ème Sens Scène et Ciné, dans le cadre du festival Pisteurs d’Étoiles, Obernai (67),
- Parc de Wesserling, Husseren-Wesserling (68)
- Comédie de Colmar – CDN Grand Est Alsace
- Le Plongeoir – Pôle cirque Le Mans
Premieres du 2 au 5 octobre 2025 - CDN de Colmar
Budget de production : 270 000 €
Partenaires
- Comédie de Colmar – Centre dramatique national Grand Est Alsace (68)
- 13e sens Scène et Ciné (67)
- Pôle spectacle vivant de la communauté d’agglomération de Saint-Dié-des-Vosges (88)
- L’Azimut – pôle Cirque Antony (92)
- La Cité du cirque – Pôle Cirque Le Mans (72)
- La Grainerie – fabrique des arts du cirque et de l’itinérance (31)
- La Sellor – Haras de Hennebont (56)
- La ville de Caen (14)
- Le collectif des Possibles, Atelier de Fabrique Artistiques – Wesserling (68)
Soutiens : DRAC Grand Est, Région Grand Est, Collectivité Européene d’Alsace, Jeune Théâtre National (75), ARTCENA – Écrire pour le cirque, Réseau Grand Ciel – Projet lauréat de Vues du Ciel 2024
Simon Martin-Kantorowicz
Acrobate et équilibriste
Maxime Didier
Régie son
Gnousse Francfort
Régie lumière
Zusammen
Création 2025 – 1h30 – Sous chapiteau
En cours de diffusion
Agathe Cordray
Production / diffusion
Perrine Delsalle
Dressage
Chloe Vos
Administration
Apollon
Conciliant et dynamique
YALLAH
Création 2021 – 40mn – En plein air
Diffusion occasionnelle
Avant la Nuit d’apres
Création 2020
DOLMEN
Exigeant et doux
CIRCO
Joueur et attachant
QUIMPERIAL
Travailleur et peu téméraire
POPEYE
Gourmand et sûr de lui
LUGANO
Vif et sensible
Kalyne
Meneuse et espiègle
Alfred Gilleron
Mât chinois
David Koczij
Musicien
Vincent welter
Voltige – Dressage
Sarah DREYER
Voltige – Dressage
Face cachee
Création 2015
Terre a ch’val
Création 2011
Les ch’vaux sur la soupe
Création 2010
Un grand merci à toutes les personnes qui ont participé à ce merveilleux projet et que nous n'avons pas cité!
Intentions
Note d'intention artistique
Comment reagir face A la mort ?
Cette question est très différente d’une culture à l’autre et conditionne bien souvent notre rapport à la vie, à nos peurs, à nos angoisses. Dans de multiples civilisations, le cheval est symbole de passeurs d’âmes, chargé de conduire les défunts vers de nouveaux horizons. Avant la Nuit d’après invite le spectateur à voyager dans un entre deux mondes, à visiter ce passage, à l’imaginer aux cotés des chevaux qui reprennent leur liberté.
Dans un univers fantasmagorique, entre errance, questionnement, jubilation, un autre point de vue est proposé : celui où la mort est un passage, une étape avant la suite, une avancée.
Dans un univers fantasmagorique, entre errance, questionnement, jubilation, un autre point de vue est proposé : celui où la mort est un passage, une étape avant la suite, une avancée.
Les chevaux ne sont pas anodins dans le traitement de ce sujet car ils possèdent une grande intuition aux dialogues de la pensée et de l’esprit. Ils sont aussi sensibles aux corps dans l’espace et engagent l’homme qui les côtoient à se dépasser, à se remettre en question.
Avec Avant la Nuit d’après, nous avons décidé de nous intéresser au personnage d’Hamlet de Shakespeare. Nous nous sommes posés la question de ce qu’il lui arriverait s’il y avait cet après ; un après sa dernière scène... Que pourrait-il arriver une fois le rideau tombé ?
Avec Avant la Nuit d’après, nous avons décidé de nous intéresser au personnage d’Hamlet de Shakespeare. Nous nous sommes posés la question de ce qu’il lui arriverait s’il y avait cet après ; un après sa dernière scène... Que pourrait-il arriver une fois le rideau tombé ?
Est-ce que mort, Hamlet serait enfin apaise, debarrasse de sa folie, et de ses fantomes ?
Ou, est-ce qu’au contraire, il serait toujours pris dans sa soif de vengeance ?
Hamlet a été une source d’inspiration aux sujets universels : la soif de pouvoir, la passion amoureuse, la vengeance, la folie, en témoignent les relations des personnages de cette pièce dont nous avons gardé les traits de caractères et les enjeux. Dans un voile de poussière et de brume, aux couleurs talquées et poudreuses, aux ambiances oubliées de fête foraine, les protagonistes sont invités à un dernier tour de manège en attendant que les portes s’ouvrent.
Avec humour et passion les personnages de cette fable trouveront ici des réponses à leurs questions, si toutefois ils se les posent…
Hamlet a été une source d’inspiration aux sujets universels : la soif de pouvoir, la passion amoureuse, la vengeance, la folie, en témoignent les relations des personnages de cette pièce dont nous avons gardé les traits de caractères et les enjeux. Dans un voile de poussière et de brume, aux couleurs talquées et poudreuses, aux ambiances oubliées de fête foraine, les protagonistes sont invités à un dernier tour de manège en attendant que les portes s’ouvrent.
Avec humour et passion les personnages de cette fable trouveront ici des réponses à leurs questions, si toutefois ils se les posent…
NOTE DE MARIE MOLLIENS
À travers ce travail avec la Cie Equinote et ce projet pour un spectacle équestre et familial, je poursuis mon travail autour de l’animal en scène, ce qu’il questionne, ce qu’il renvoie. Sans artifice et sans interprétation, il est simplement juste présence . Là, pour moi, le cheval est une présence absolument charnelle. Mettre en scène du cirque équestre, c’est principalement mettre en présence le corps de l’animal avec le corps de l’acrobate, les faire se correspondre, les mettre en communion, pour que l’un sublime l’autre et inversement.
Pour parler du temps et de ses fantômes, je prendrai Hamlet par la fin, là où tout est déjà joué. Il ne s’agit pas de vouloir se confronter à la puissance idéologique de cette matière monstrueuse et gigantesque qu’est cette pièce.
C’est l’enjeu surtout d’utiliser sa force, et ses lectures universelles. La piste galopée, serait le terrain d’expression de son Cri : celui de lutter corps à corps avec le fracas de vivre, celui de la survie, celui de l’âme et du corps, du temps et de la mort, la volonté de devenir soi, avec le cheval comme passeur, guide ou juge. Ce sera donc la chair, plus que la représentation des idées et des intentions qui sera mise en avant sur la piste. Une chair suffocante d’où le cri va sortir. Un cri tragique ou comique, étrange comme un rire nerveux.
L’esthétique appartiendra aux inspirations foraines et talqués des images de cirque poudreux, comme dans la nuit des forains de Bergman, l’énergie s’inspirera de celle de Gertrude-le cri de Howard Barker. »
MARIE
Pour parler du temps et de ses fantômes, je prendrai Hamlet par la fin, là où tout est déjà joué. Il ne s’agit pas de vouloir se confronter à la puissance idéologique de cette matière monstrueuse et gigantesque qu’est cette pièce.
C’est l’enjeu surtout d’utiliser sa force, et ses lectures universelles. La piste galopée, serait le terrain d’expression de son Cri : celui de lutter corps à corps avec le fracas de vivre, celui de la survie, celui de l’âme et du corps, du temps et de la mort, la volonté de devenir soi, avec le cheval comme passeur, guide ou juge. Ce sera donc la chair, plus que la représentation des idées et des intentions qui sera mise en avant sur la piste. Une chair suffocante d’où le cri va sortir. Un cri tragique ou comique, étrange comme un rire nerveux.
- une chair comme celle de l’acrobate comprimé dans son costume trop ajusté, qui délivre l’impossible posture par sa prise de risque et son savoir faire extraordinaire.
- ou une chair puissante et sauvage comme celle du cheval au plus près du spectateur, qui la ressentira comme une force psychique, instinctive ou pulsionnelle.
L’esthétique appartiendra aux inspirations foraines et talqués des images de cirque poudreux, comme dans la nuit des forains de Bergman, l’énergie s’inspirera de celle de Gertrude-le cri de Howard Barker. »
MARIE






